Du bruit dans le silence

Le silence n'est jamais vide.

Il est plein de ce qu'on n'écoute pas encore.

Ici, je parle de reconnexion à soi, de l'invisible,

ce qu'il nous raconte, ce qui reste quand on laisse quelque chose derrière soi :

une personne, un travail, une version de nous-mêmes qu'on ne reconnaît plus.

Ce qu'on ressent sans toujours pouvoir l'expliquer.

Et toi, qu'est-ce que tu n'entends plus, à force d'avoir appris à ne rien attendre du silence ?

Le deuil n'a pas de temps universel

Tu as tapé un truc du genre "combien de temps dure un deuil" dans Google, non ?

Ou alors "pourquoi je ne vais toujours pas mieux après X mois".

T'inquiète, tu n'es pas seule à chercher ça.

Et si je peux me permettre je vais te donner mon avis :

aucune réponse toute faite ne va te satisfaire.

Mais j'ai quand même des choses à te dire là-dessus...

Pourquoi on cherche tous une durée "normale"

On a grandi avec l'idée qu'il existe une case pour tout.

Un rhume, ça dure une semaine.

Une fracture, six semaines de plâtre.

Alors forcément, on se dit qu'un deuil doit avoir, lui aussi, une durée quelque part écrite noir sur blanc, et qu'une fois ce délai passé, on est censée "aller mieux".

Sauf que le deuil, ce n'est pas une grippe.

C'est une relation qui continue d'exister autrement, avec quelqu'un ou quelque chose qui n'est plus là physiquement.

Et une relation, ça n'a pas de date de péremption.

Ce que disent "les 5 étapes du deuil"...

Tu as peut-être déjà entendu parler des fameuses "5 étapes du deuil" (déni, colère, marchandage, tristesse, acceptation). Viens on les développe ici :

Le déni

Le cerveau met un coup de frein d'urgence. "Non, ce n'est pas possible", "ça peut pas être vrai". Ça ce n'est pas de la faiblesse, c'est littéralement une protection.
Le cerveau sait que l'info est trop grosse à avaler d'un coup, alors il freine pour t'éviter de tout prendre en pleine face en même temps. Certaines personnes restent là-dedans quelques heures, d'autres plusieurs semaines. Y'a pas de mauvaise durée.

La colère

Là ça devient plus inconfortable, parce que la colère dans le deuil, elle part dans tous les sens et souvent n'importe où. Colère contre la personne qui est partie (oui, même si c'est pas "logique"), contre les médecins, contre toi-même, contre le monde entier, contre le voisin qui ose se plaindre de sa journée pourrie alors que toi tu viens de perdre quelqu'un.
C'est moche, ça fait pas "bien élevé", mais c'est hyper normal.
La colère, c'est souvent de la douleur qui n'a pas trouvé d'autre porte de sortie.

Le marchandage

C'est le petit jeu mental du "si j'avais fait autrement", "si j'avais appelé plus tôt", "et si je change ça maintenant, est-ce que ça pourrait revenir en arrière".
On négocie avec un truc qui n'a plus de prise sur rien, la mort, la rupture, ce qui est déjà arrivé, mais le cerveau essaie quand même, parce qu'il cherche désespérément un scénario où t'aurais eu le contrôle.

PS : t'avais pas le contrôle.

C'est dur à entendre mais ça enlève aussi un poids.

La tristesse

C'est le moment où tout devient lourd, gris, sans énergie. Tu n'as plus envie de rien, même des trucs que t'aimais avant.
C'est là que la réalité de la perte s'installe pour de vrai, plus en surface comme au début, mais en profondeur.
Probablement la phase la plus dure à traverser, et celle où t'as le plus besoin d'être entourée, pas "réparée", juste accompagnée.

L'acceptation

Et non, l'acceptation, c'est pas "aller bien" ni "avoir tourné la page".
C'est juste arriver à un point où tu peux vivre AVEC ce qui s'est passé, sans que ça te bouffe en continu. La personne (ou le truc que t'as perdu) reste absente, ça, ça change pas.
Mais toi, t'apprends à réorganiser ta vie autour de cette absence, plutôt que de rester coincée à essayer de la nier ou de la combattre.

Ces étapes, ce n'est pas un escalier. Tu ne montes pas une marche après l'autre dans l'ordre pour finir "guérie". Tu peux être en pleine acceptation un mardi et retomber en colère le mercredi suivant parce qu'une chanson passe à la radio.

Ce n'est pas un échec. Ce n'est pas "ne pas avoir fait le travail". C'est juste que l'amour, ou le lien, ou l'attachement, appelle ça comme tu veux, ne s'éteint pas sur commande.

C'est un aller-retour, pas une ligne droite et c'est bien pour ça que la question "combien de temps ça va durer" n'a jamais eu de vraie réponse.

Quand le deuil se cache ailleurs

Quelque chose que j'observe souvent dans mes accompagnements :

la difficulté à faire son deuil, elle ne sort pas toujours là où on l'attend.

Des fois ça devient des douleurs physiques, des insomnies, de l'anxiété, une fatigue qui part jamais et la personne fait le lien avec ça des années après, genre "attends, en fait c'est depuis que...".

Le corps garde la mémoire de ce qu'on n'a pas pu digérer autrement.

C'est encore plus fréquent quand la perte n'était pas prévue, ou quand tu n'as pas pu dire au revoir comme tu l'aurais voulu. Y'a des mots qui sont restés coincés, des trucs que t'aurais voulu dire et que tu n'as jamais pu formuler.

Et ce manque-là, continue de peser, même quand en surface tu as "fait ton deuil" au sens où les gens l'entendent.

Dans mes accompagnements en hypnose, j'emmène mes clientes rencontrer leur défunt.

Et là je vais être totalement transparente avec toi sur ma croyance : je suis convaincue que cette rencontre est réelle.

Pas symbolique, pas "juste dans la tête pour se faire du bien", bien réelle.

J'ai été témoin de tellement de libérations à travers ce voyage-là que je peux plus faire semblant de penser que c'est juste une technique de visualisation.

Ce qui change, ce n'est pas la durée, c'est la forme

La douleur ne s'en va pas à un moment précis.

C'est plutôt qu'elle change de forme.

Au début, elle prend toute la place, tout le temps.

Puis, petit à petit, elle laisse de la place à autre chose à côté d'elle, un rire, un projet, une journée normale, sans pour autant disparaître complètement.

Certaines personnes retrouvent une forme de stabilité en quelques mois.

D'autres mettent des années.

Et ce n'est ni mieux ni pire dans un sens ou dans l'autre, ça dépend de la relation que tu avais, de ce que cette perte vient réveiller d'autre en toi, de ton contexte de vie au moment où ça arrive.

Et si "aller mieux" n'était pas le bon objectif ?

Je crois que la vraie question n'est pas "quand est-ce que ça va s'arrêter", mais "comment je continue à vivre avec, sans que ça me bouffe entièrement".

C'est différent.

Ça enlève la pression de la date limite, et ça remet l'attention sur ce qui t'aide vraiment, au jour le jour.

Si tu es en plein dedans, la seule chose que j'ai envie de te dire, c'est :

ne laisse personne (pas même toi) te mettre une deadline sur ce que tu ressens. Il n'y en a pas.

Et maintenant ?

Si tu as besoin d'un espace pour poser ce que tu traverses, sans jugement ni protocole imposé, je suis là.

Je suis Jennifer, coach et thérapeute connectée à l'invisible.

Ensemble, explorons ce qui ne se prouve pas mais qui se vit,

ce que le corps sait avant la tête,

ce qui reste quand une explication manque,

ce qui nous traverse sans qu'on sache d'où ça vient.

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